
D'aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours été fascinée par Serge Gainsbourg.
L'homme public. L'artiste: musicien et poète. Mais aussi, si tant est que cela soit différent, le personnage privé.
Bercée de Javanaise et de Je t'aime moi non plus, enfant il m'effrayait, trop arrogant, trop incontrôlable... et des airs de déjà vu.

Puis en grandissant, l'arrogant-intimidant est devenu l'intrigant-bouleversant. Après les mélodies, j'ai entendu ses textes, frappée par la mélancolie, la finesse avec laquelle il racontait des histoires, narrait ses émotions.
Est resté l'épatant.
Et puis je l'ai toujours trouvé attirant. Beau...à sa façon; dans sa vérité, sa sensibilité.

C'est ce qui est si bien dépeint dans l'oeuvre de Joaan Sfar : l'homme aimant, amant, aimé mais qui ne savait pas s'aimer.
Et si l'on veut parler de Mode, le film est brillant dans l'exercice du style et les tendances nous prouvent qu'elles sont constamment renouvelables.
Un Gainsbourg tout de jean vêtu ("sa" tendance immuable pour lui et celle du Printemps pour nous autres), zizi blanches Repetto aux pieds, avec une Brigitte Bardot accumulant les codes de cet hiver (amis de la sobriété Au revoir) : cuissardes, manteau léopard, combinaison ou au bras d'une Jane Birkin en jean brut, bottes cavalières et marinière.
Un Gainsbourg tout de jean vêtu ("sa" tendance immuable pour lui et celle du Printemps pour nous autres), zizi blanches Repetto aux pieds, avec une Brigitte Bardot accumulant les codes de cet hiver (amis de la sobriété Au revoir) : cuissardes, manteau léopard, combinaison ou au bras d'une Jane Birkin en jean brut, bottes cavalières et marinière.





















